Hiscox Rapport Cyber Risques 2026

Alors que les cybermenaces ne cessent d'évoluer, le rapport Hiscox Cyber Readiness Report 2026 montre à quel point le paysage des risques pour les petites entreprises a changé au cours de l'année écoulée. C'est la 10e année que nous menons cette enquête. Le rapport s’appuie sur les témoignages de près de 6 800 PME dans 10 pays, dont 250 en Belgique. Les résultats montrent l’impact réel des cyberattaques, qui va des pertes financières et des amendes aux perturbations opérationnelles et au burn-out des employés.

Faits et chiffres

Cyberassurance et intention d'achat

  • 55 % des PME belges ont une cyberassurance (autonome ou incluse dans une autre police), ce qui est le taux le plus bas parmi les dix pays étudiés. Au niveau international : 64 % ; aux États-Unis : 79 %.
  • L’intention d’achat n’est nulle part aussi élevée : 42 % des entreprises belges sans police prévoient d’en souscrire une ou d’en ajouter une d’ici un an (au niveau international : 28 %).
  • Parmi les entreprises belges assurées, 71 % disent que leur police couvre les risques liés à l’IA ; 9 % supplémentaires s’attendent à ce que ce soit le cas, mais n’en sont pas sûrs. Il s’agit là de l’estimation personnelle des personnes interrogées, et non d’une vérification des conditions de la police.

Investissements dans la cyberrésilience

  • Investissement annuel moyen déclaré en Belgique : 34 600 $ (moyenne internationale : 50 800 $).
  • 6 % des PME belges n’investissent actuellement rien dans la cyberrésilience (au niveau international : 13 % ; aux Pays-Bas : 14 %).

Perception des risques

  • La fraude et la criminalité financière figurent parmi les trois principaux risques pour l’entreprise pour 41 % des décideurs belges en matière de cybersécurité, ce qui est nettement supérieur à la moyenne internationale de 32 %.
  • Risques de sécurité liés à l’IA : 28 % les classent parmi les trois principaux (au niveau international : 34 %).

Attaques et conséquences (au cours des 12 derniers mois)

  • 22 % des PME belges ont été victimes d'au moins une cyberattaque réussie (au niveau international : 29 %).
  • Les entreprises belges touchées ont subi en moyenne 59 heures de perturbation opérationnelle – le chiffre le plus élevé de tous les pays étudiés (au niveau international : 32 heures) – et déclarent en moyenne 40 700 $ de coûts liés à ces attaques (au niveau international : 51 600 $).
  • 62 % des entreprises belges touchées font état d’un niveau de stress élevé, d’un burn-out ou d’une détérioration de la culture d’entreprise chez leurs employés (au niveau international : 69 %).
  • Conséquences commerciales : 35 % ont perdu des opportunités commerciales ou des partenariats ; chez 31 %, les projets de croissance ou d’expansion ont pris du retard.

Mesures prévues contre les risques liés à l’IA (pour les trois prochaines années, en Belgique)

  • Formations et sessions de sensibilisation pour les employés : 42 %
  • Perfectionnement du personnel en matière d’IA et de cybersécurité : 38 %
  • Organiser en interne les activités liées à l’IA, comme le développement de logiciels : 38 %
  • Recruter du personnel qualifié en IA : 38 %
  • Vérifier si l’assurance cyber couvre les risques liés à l’IA : 37 % – un chiffre plus élevé que dans la plupart des autres pays (au niveau international : 32 %).

 

Leon
La Belgique se trouve à un tournant. Le taux de couverture d’assurance n’est nulle part aussi bas qu’en Belgique, mais la volonté d’y remédier n’est nulle part aussi forte. La question est de savoir si les entrepreneurs vont traduire cette intention en actions concrètes avant qu’un incident ne les y contraigne.

Leon Hartog, Director Technical Underwriting Hiscox Benelux

 

 

Le rapport Hiscox Cyber Readiness Report 2026 a été réalisé entre le 5 et le 17 juin 2026 par Wakefield Research auprès de 6 800 décideurs en matière de cybersécurité dans des PME (moins de 250 salariés) aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique. Les chiffres concernant les entreprises touchées sont basés sur des sous-groupes plus restreints et sont donnés à titre indicatif.